Dernières critiques de courts!

Inertie dans un saladier

« All the Pain in the World », chef-d’œuvre de Tommaso Pitta, nous plonge au cœur d’un village anglais en plein mois de décembre. Dans une rue commerçante, un homme est amené à rencontrer un poisson agonisant dans son aquarium. Après l’avoir sauvé des griffes d’un vil procrastinateur, la magie de Noël le projette dans une quête passionnante et désespérée. Un court-métrage rudement bien travaillé, où toute la souffrance du monde est concentrée dans un ridicule saladier. Quinze minutes captivantes, durant lesquelles on attend un mouvement, un signe de vie de cette bestiole à la fois banale et sacrée.

Antoine Frizot

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Je ne suis rien

« Paris Al Amaym » (Paris on the water), court-métrage réalisé par Hadas Ayalon, met en scène une femme qui a été une très grand actrice et qui cherche à retrouver sa notoriété. On découvre d’abord sa passion, son envie de jouer, puis ce qui va l’empêcher de reprendre sa place devant la caméra. Un film sur la peur de ne plus être vue et d’être invisible, de disparaître, comme nous pourrions tous l’expérimenter. Ce premier film suit une très belle évolution qui mène à l’admission de la fragilité, de la peur et de la nécessité des autres et de leur aide, une vraie leçon de vie à tout âge. »

Juliette Auroy

Janus

Not paradise, perdition

Dans « Perdition County », Raphaël Crombez nous fait découvrir Desmond, un homme prêt à tout pour récupérer sa liberté et son humanité après avoir appartenu à un groupe extrémiste. Raphaël Crombez aborde le thème bien connu de la désertion, acte de courage ou de haute trahison. Les techniques utilisées sont remarquables et mettent en emphase la situation dans laquelle est pris le personnage. L’atmosphère sombre et le paysage brumeux apportent au sentiment de peur qui nous envahit, tout comme le bruit des vagues ou des respirations haletantes des personnages en fuite. Les contre-plongées et les mouvements rapprochés de caméra rendent les expressions absolument glaçantes et prenantes. Un film captivant du début à la fin et dont l’idée et la forme sont déjà matière à un très bon long métrage.

Juliette Auroy

DATE6th mai, 2015

CATEGORIESCritiques de films , Youth @ brussels short film festival !

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